Je travaille sur l’audit quantitatif des risques de crédit.
En fait concrètement la banque fait face à une multitude de risques, dont des risques de crédit. Donc pour suivre tous ces risques il faut que la banque mette en place une série d’indicateurs, une série de modèles statistiques pour essayer de mieux percevoir et maîtriser ces risques.
Les outils servent concrètement dans la banque de détail pour octroyer les prêts. Ils servent au niveau central à suivre le risque global sur le portefeuille, et au final, ils servent aussi à calculer le niveau de fonds propres. C’est quelque chose d’extrêmement important pour la banque.
Donc, les modèles sont utiles à la fois pour le conseiller de clientèle jusqu’au top management pour décider du niveau de fonds propres.
Et en fait dans ce cadre, mon équipe vérifie que les outils mis en place sont adaptés d’un point de vue réglementaire, d’un point de vue statistique, d’un point de vue bancaire.
« … c’est juste pour décomposer… »
Pour faire ce métier, il faut avant tout être curieux et être ouvert à d’autres types de modélisations que celles auxquelles on est habitué.
Donc il faut avant tout de l’ouverture d’esprit, de la curiosité aussi pour avoir envie d’aller plus loin.
« … actualisé à la date du défaut, on n’a jamais… ce qu’on a c’est … »
Essentiellement nous utilisons notre bon sens. Finalement, un modèle, il peut y avoir autant de calculs qu’on veut derrière, il faut que ça représente une réalité bancaire.
« … alors du coup toi tu prends…. »
Globalement ce qui me plait le plus c’est qu’étant curieuse, je vois énormément de sujets. Il y a l’ensemble des différents métiers de la banque.
Je vous parlais de la banque de détail avec le crédit à la consommation tout à l’heure, mais on pourrait parler aussi du financement de projets dans la banque d’investissement.
Ensuite il y a énormément d’éléments de la chaîne de risques qui sont pris en compte : de l’octroi jusqu’au recouvrement. On a un panel de missions extrêmement large qui nous permet de voir énormément de choses.
Dans notre quotidien, il faut qu’on fasse nos preuves et quand on a montré qu’on avait vraiment envie d’aller jusqu’au bout, dans un métier d’audit on vous laisse assez rapidement monter.
C’est vrai, j’ai eu beaucoup de chance, c’est lié aussi à la fonction, et lié aussi à l’envie de faire progresser l’ensemble de l’équipe.
